Oui, je rêve


 


Oui, j’ai rêvé, je rêve et veux rêver encore

Qui donc veut m’empêcher ici bas de rêver

Pour ne voir que laideur dans tout ce que j’adore

Et troubler l’onde pure où je vais m’abreuver


Quel démon, quel dieu fou à la tête d’amphore

Détruira par décret notre droit de rêver

Nous laissant assoiffés au monde sans aurore

A douter à jamais de ce qui s’éprouvait


Je le dis, je le sais, il suffit d’un instant

D’un cri, d’un baiser, pour sauter hors du monde

D’une main, d’un regard, pour échapper au temps

De l’élan d’un coeur pour quitter cette ronde


Osons nous découvrir et vivre en palpitant

Au dessus des fumées, de nos peurs profondes

Volons comme l’oiseau dans un ciel éclatant

Et libres comme lui dans la joie féconde


Viens amie, s’il te plaît, toi qui sait enchanter

Tous mes lieux, mes chemins, mes moments hasardeux

Oh ! Viens, nous rêverons ensemble aimantés

Plus fort et beaucoup mieux du bonheur d’être deux.



C . T le 11 - 05 - 99