Magie du vélo couché


 
Avec le pédalier à la place du guidon, le guidon à la place de la selle,
un siège allongé au dessus du guidon, l'engin surprend.
Dès que l'on s'installe sur un vélo couché, le corps entier s'étonne de son bien être.

 Un vélo traditionnel s'enfourche, s'empoigne, on se sent tout de suite peser 
sur la selle et sur le guidon, on s'arc-boute.....Impression d'être attelé à sa machine. 
               
 Sur un vélo couché, on se pose, on s'allonge, on s'ouvre, 
on s'accorde avec cet outil de détente et de sport.
Quelques tours de roues révèlent un univers inconnu.
 Étendu sur un siège confortable, dos bien soutenu, mains légères sur le guidon,
 tête équilibrée, jambes moulinant dans l'axe du regard, on glisse dans l'air,
tout près de terre, les pieds ouvrant la route. 
Baignant dans le paysage, on voit fondre la distance avec, en premier plan,
 le battement régulier des jambes.
 Douce drogue, ivresse rare !
Incroyables sensations de légèreté, de liberté, de plénitude, 
de profonde harmonie, de souverain détachement.

Pour accéder à ce nouveau monde, suffit-il d'abandonner la pose du cycliste professionnel, 
du spécialiste, d'adopter cette curieuse posture de dilettante, 
qui fait un peu dandy et un brin provocante ?
 Je ne peux l'expliquer l'ami... mais au fond, qu'importent les raisons, reste l'enchantement!                           
                                    

C.T

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