Haute randonnée pyrénéenne Etape 12

Commentaire 2020

Les toutes premières lueurs de l'aube me tirent de la torpeur dans laquelle j'avais fini par sombrer et me lancent gaiement vers l'invisible fourgon. Mes jambes ont oublié les fatigues d'hier, ma tête est euphorique. Comme l'avait noté Bernard Moitessier au cours de sa longue route "Les limites de la résistance humaine se trouvent bien au-delà de ce qu'on pense à première vue".

Après seulement une heure de pause active, en chemin sur la nouvelle étape ! Et la fatigue, contre toute attente, ne me gâte pas le cheminement, bien au contraire ! A l'opposé de la somnolence, mes sens paraissent affûtés, m'offrant des instants d'émerveillement exceptionnels, qui résonnent longuement en moi et me portent en avant, malgré l'inconfort des sentiers et la distance à parcourir. La contemplation m'aide puissamment à retarder l'épuisement.