La dame blanche


C’était un reflet, une image, une flamme

Un dessin incertain, l’ombre d’une femme

C’était un espoir fou, t’en souviens tu mon coeur

La promesse insensée d’aimer une âme soeur.



C’était un film muet accompagné d’un chant

A danser dans la nuit, à ravir les amants

C’était la joie fragile, l’étincelle d’un feu

Jaillie on ne sait d’où, peut être de ses yeux.



C’était sa parole légère, son regard

Ses gestes déliés et sa grâce d’isard

C’était l’élan inquiet, la douce retenue

D’un être frémissant de la peur d’être nu.



Oui c’était toi, ma longue dame blanche

Ta voix nouée, ton sourire avalanche

C’était toi pour toujours, ô souvenir content

De nos pas rapprochés, d’un amour d’un instant.



C.T le 10-12-98