Coquelicot

 

 

Flamme ardente et fragile

Qui jaillit comme un cri

D’amour pur indocile

Surmontant le mépris


Fièvre éclatante, prière

Qui fait chanter les blés

Ô fleur de mai si peu fière

Au revers des fossés


Plante au croquant inutile

Qui te prive de chant

Dans ses terres trop fertiles

D’où tu pars en mourant


Toi, au coeur de la misère

Rouge coeur qui sourit

D’un sourire si sincère

Qu’il grandit tes amis


Bien sûr l’aveugle t’aimerait

Oui, s’il pouvait te voir

Dans l’air, semer tant de beauté

Du matin jusqu’au soir.


CT le 25 Août 99